Comment Augmenter ma Valeur Marchande avec LinkedIn ?

Plus de 90% des lecteurs « non retraités » de cet article sont « sur Linkedin» . Vous avez donc une expérience et sans doute une bonne pratique de ce réseau social. Cet article va vous faire déchanter ! Car le LinkedIn de 2017 n’a plus rien à voir avec celui de 2016, et celui de 2018 n’aura plus rien à voir avec celui de 2017.

Si j’ai raison, tirer le meilleur parti de LinkedIn pour augmenter votre valeur marchande (votre Personal Branding, en gros la Valeur de votre actif professionnel) supposera que vous parveniez à vous approprier LinkedIn et ses règles, afin d’être vu par la communauté des DRH et des employeurs potentiels comme étant sur-performant donc mériter d’être débauché avec une augmentation substantielle.

Cet articlepropose une solution pour y parvenir.

A quoi sert LinkedIn ?

LinkedIn procure 4 bénéfices principaux à ses membres. Chacun d’entre vous, à des degrés divers, joue déjà sur certains de ces leviers :

  • permettre à des individus d’entretenir les liens avec leur réseau, leur univers professionnel.
  • permettre à des individus de trouver un travail ou de mieux faire leur travail (commerciaux, marketeurs, acheteurs, responsables ressources humaines, etc.)
  • permettre à des groupes d’individus (entreprises, associations, clubs, etc.) d’être plus efficaces collectivement grâce à LinkedIn, dans leurs opérations de recrutement ou de promotion de leurs services ou de vente par exemple.
  • permettre à des individus d’augmenter leur valeur marchande sur le marché du travail par le biais d’une activité bien pensée sur ce réseau social. 

A mesure que la position de marché de LinkedIn se renforce, le poids relatif de ces bénéfices va changer.

La révolution LinkedIn en 2017 et en 2018 

La différence de fond entre 2017 et 2016, c’est que LinkedIn a tué la concurrence (Facebook n’a pas percé sur le professionnel, Google+ est distancé, Viadeo est fini, etc.) donc la position dominante de LInkedIn est devenue une position hégémonique renforcée par l’irruption de Microsoft à son capital.

Conséquence, en 2018, dans les trajectoires professionnelles, LinkedIn sera davantage le juge de paix. Si LinkedIn inventait un classement des professionnels par profil, ce classement permettrait à chacun de déterminer sa valeur sur le marché et aux plus malins d’en tirer des bénéfices pour leurs trajectoires professionnelles. ....

Ce que nous ne percevons pas encore mais qui va bouleverser nos trajectoires professionnelles, c’est que LInkedIn est un outil de libération des cadres, et que dans le rapport de force existant entre salariés et employeurs, le salarié a déjà gagné la bataille. Avec LinkedIn, s’il juge son niveau de reconnaissance professionnelle insuffisant (salaire, promotion, véhicule de fonction, congés sabbatiques, télétravail), il peut voter avec ses pieds donc forcer la main à son employeur beaucoup plus facilement qu’avant.

Pour simplifier, le marché du salariat va se professionnaliser, avec des salariés plus exigeants, plus attachés à certains principes ou certaines valeurs, plus exigeants sur les contreparties à attendre. Grâce à LInkedIn, une attitude cantonnée aux moins de 30 ans (la Génération Y)  va se propager à une part grandissante des salariés. 

Les salariés devenant plus exigeants, les employeurs deviendront plus flexibles, et LInkedIn arbitrera ce rapport de force. D'où l'importance pour un salarié d'être "bon en LinkedIn".

Une véritable Révolution Digitale 

Une révolution digitale, ce n'est pas seulement un changement de discours ou un ravalement de façade d'un site Internet. Nous assistons désormais à la Transformation Digitale des trajectoires professionnelles. Avec LinkedIn qui va y jouer un rôle central.

Si nous supposons aujourd’hui que les populations de DRH et de CHRO (Chief Human Ressource Officer) ne brillent pas par leur capacité à prendre des risques ni leur capacité à se démarquer du consensus ambiant, les salariés qui ressortiront en tête des requêtes LinkedIn et dont les profils répondront aux canons du bon manager seront avantagés par rapport à leurs collègues. 

A l’inverse, ceux qui délaisseront leur profil et leur « Personal Branding » seront au mieux des candidats transparents (ils ne ressortiront pas des requêtes LinkedIn), soit de dangereux marginaux incapables de respecter les codes du consensus. Cela correspond en gros à ne pas avoir porté de cravate à un entretien d'embauche en 1980.

Cette fracture numérique entre les bons et les mauvais manageurs sera encore amplifiée sir les DRH et CHRO, au lieu de faire appel à de vrais professionnels de la chasse, décident de profiter de la désintermédiation offerte par Internet pour confier la mission de présélection des candidats à des étudiants en alternance baptisés pour l'occasion Manager de Sourcing RH. Ce qu’on appelle la ré-internalisation des compétences stratégiques.

Donc pour vous, pauvre salarié rattrapé par la transformation digitale, la question centrale devient « Comment être bon en LInkedIn » pour franchir les barrages ?

Comment être bon en LinkedIn ?

Vous avez certainement dans votre entourage des gens qui font du marketing digital, sur Google, Facebook, YouTube, etc. SI vous leur posez la question ci-dessus (comment être bon en LinkedIn ?), vous obtiendrez des réponses techniques mais pas forcément un mode d'emploi ni une vision stratégique. Mais la question devra être reformulée pour que vous obteniez la clé pour comprendre comment faire.

A l'inverse, si vous aviez découpé en trois la question, la réponse aurait pu être actionnable :

  • quel est le volume d’heure de travail nécessaire pour comprendre et s’approprier les techniques pour être bon en linkedIn (réponse 500 à 1000 heures aujourd'hui, 2000 demain) ?
  • quel est le volume hebdomadaire de travail nécessaire, une fois qu’on a compris les leviers, pour atteindre un niveau acceptable (réponse 3 à 5 heures par semaine aujourd'hui, 5 à 8 dans un an) ?
  • Peut-on y arriver seul ou en suivant une formation (réponse on ne peut y arriver seul car les règles évoluent trop vite, il y a une masse critique que l’on ne peut atteindre seul, il faut se faire accompagner).

Donc, pour être bon en LinkedIn, il faut être accompagné.

Concrètement, comment faire pour augmenter ma valeur marchande ?

Donc, il me  faut trouver l’entité, le prestataire, la structure, en laquelle je puisse avoir suffisamment confiance pour accepter d’être coaché, conseillé, suivi, et qui ne me demande pas de payer des sommes extravagantes pour atteindre mes objectifs.

Il n’existe qu’une unique structure qui ait la légitimité et qui puisse avoir suffisamment intérêt à me voir réussir professionnellement, et en qui je puisse avoir suffisamment confiance pour suivre les yeux fermés les conseils ou les services que cette structure saura me donner.

Cette révolution suppose que je sorte du modèle où les formations sont prises en charge par la sécu des formations (mon OPCA) et que j'accepte d'investir dans mon actif professionnel : si je suis payé 50 K€ et que j'obtiens la clé pour passer a 60 K€ annuels, je dois être prêt à investir 3 ou 5 K€ dans l'opération car d'autres le feront et risquent de prendre ma place.

Mon Association d’Alumni

Quel est le rôle de mon Association d’Alumni ?

M’aider par des conseils, du coaching et des services, à tirer le meilleur parti du digital pour renforcer les liens de camaraderie, booster ma carrière et faciliter mon networking. 

Intégrer certains de ces services dans un service de base (ma cotisation annuelle), proposer des packages de service associant le coaching d’un ancien, le coaching d’un professionnel du marketing digital et pourquoi pas des prestations de services récurrentes afin de choisir ma trajectoire professionnelle puis l'améliorer, ou afin de la sécuriser (si j'ai atteint la cinquantaine).

Trop souvent, les Associations d’Alumni se sont endormies sur leur modèle brick and Mortar à base d’Annuaire papier et de groupes professionnels à l’ancienne.

Il est temps que ces Associations, endormies sur leur modèle BtoB (je vends à la DRH de Total, Air Liquide, EDF, etc. un accès privilégié à ma base de jeunes et moins jeunes diplômés) acceptent de faire leur révolution culturelle et digitale pour passer à un modèle BtoC (les 5 secrets pour obtenir facilement 15% d’augmentation à ton prochain entretien annuel....).

En gros, ce que j’attends de mon Association d’Alumni en 2017, c’est m’en donner plus pour ma cotisation, et m’aider à mettre le digital au cœur de ma trajectoire professionnelle puis améliorer cette trajectoire.

Que vont-elles gagner à cette transformation digitale ? Deux bénéfices immédiats :

  • contribuer à de la création de valeur donc renforcer leur modèle économique à une période où elles sont économiquement fragiles
  • regagner une certaine légitimité auprès de la Communauté des Alumni

Pour savoir comment faire, discutons-en !